Compte rendu du colloque 5 sur Nédroma
5ème Colloque de la ville de Nedroma à Oran IGMO
Dans un dévouement total, désintéressé et un accueil des plus affables,jeunes et moins jeunes de l'association El Mouahidia de Nedroma s'activent dans les préparatifs du 5ème Colloque Internationale pour la ville de Nedroma et sa region20-21-22 Décembre 2006 à l'Université d'Oran IGMO
organisation quasi parfaite,la première journée débute par la cérémonie d'ouverture:
allocution du président de l'asociation et autres personnalités officielles
l'hymne national dans l'auditorium Talahit
récitation de versets coranique par l'imam de la mosquée de Nedroma Si Slimane

troupes folkloriques

exposition de l'art artisanal, dans un espace assez étroit (la salle de bibilothèque centrale)et insuffisant pour contenir la diversité des produits exposés.

puis retour à la salle de conférence, pour l'exposition des thèmes,sujets et débats;
le seul hic pendant les présentations a été la synchronisation des diapositives illustratives sur data show et l'exposé maitrisé mais perturbé du conférencier irrité, par une mauvaise configuration du diaporama:

il s'agissait en fait de regler le passage des diapositives manuellement et non automatiquement afin de maitriser l'image et la parole, cet aspect technique de Power Point que je venais d'enseigner ce jour même ;coincidence! à 8h30 aux étudiants LMD MI et sur lequel j'avais bien insisté:
éviter le déroulement automatique quand on expose, et surtout bien étudier le minutage du diaporama: parole de pro!
une journée bien remplie et couronnée divinement par un bel arc en ciel , et une pluie bénie tant attendue dans la région d'Oran , après une secheresse sérieusement inquiétante;
pour l'anecdote: des membres d'El Mouahidia associent mystiquement cet abreuvement du ciel à leur arrivée et leur présence dans la ville!
qui sait ? sûrement !
Multiplions alors ce genre d'évènements afin de recevoir plus de pluie et afin d'étancher notre soif (physiologique,culturelle, et civique s'entend)
...les photos de la première journée sur album!
Article ajouté le 2006-12-27 , consulté 130 foisCommentaires
karima site : naima.blog.mongenie.com/ | le 01/05/2008 à 20:22:30
bonjour frère kabyle du Djurdjura,
c'est vraiment interessant et enrichissant que l'histoire que vous nous commentez. Je vous serais reconnaissante de bien vouloir encore nous faire partager votre savoir sur l'histoire d'algérie, d'autant plus que je suis originaire de Nédroma. Que savez vous de nedroma et des environs ?
Bien cordialement
karima
Un Kabyle du Djurjura site : www.makabylie.info/?article1885 | le 29/01/2008 à 11:32:32
Les Berbères : Rashgoun
Il y a gros à parier que bon nombre de ceux qui disent « connaître l’Afrique du Nord, et plus particulièrement les Berbères, ignorent tout de Rashgoun. Et pourtant, il s’agit d’un royaume et d’une capitale qui eurent leur moment de gloire. 26/01/2008
Pour ceux qui connaissent l’Oranie, le royaume berbère de Rashgoun servait d’Etat tampon entre la Maurétanie Tingitane, (correspondant au Maroc actuel, avec pour capitale Tingis, c’est à dire Tanger), et la Maurétanie Césaréenne (à l’ouest de la Numidie, et ayant pour capitale Césarée = Cherchell).
Quant au royaume lui-même, il était surtout orienté du Sud vers le Nord, à savoir depuis le plateau pré-saharien de Sebdou, jusqu’aux rivages de la Méditerranée allant des abords West de Wahran, (Oran), jusqu’aux montagnes rifaines de Nador. Sa capitale, également dénommée Rashgoun, était située sur un monticule dominant le port actuel de Beni-Saf. Les marchandises de provenance maritime étaient toujours enlevées dès leur embarquement et aussitôt" dispatchées" soit vers les villes, soit vers les environs, soir carrément acheminées vers l’intérieur du pays afin d’être stockées dans un point de rupture de charge organisé en lieu sûr. Cet endroit de maintenance a été choisi en fonction de sa situation géographique, le plaçant à égale distance des frontières Est et West de l’Etat, ainsi qu’à mi-chemin du plateau de Sebdou et de la côte maritime.
En langue berbère, le mot milieu se dit Talmast ; au pluriel, les milieux se disent Tilmasin ; et c’est ainsi que ce lieu correspond à ces milieux (d’itinéraires), de Tilmasin ou Tilmsin est devenu Tlemcen. Pour la surveillance, la protection et la sécurité des itinéraires et des points sensibles, les éléments chargés de ces missions étaient regroupés au village de Nedroma, dont la signification veut précisément dire regroupement.
Et dans tout cela, où est le moment de la gloire ? Le voici :
Il faut rappeler que dans la lutte engagée par les Romains, au Nord de la Méditerranée et les Carthaginois au Sud pour s’assurer la domination du bassin Méditerranéen, les Romains avaient remporté la première manche en gagnant ce qui s’est appelé la lè guerre punique. Désireux de laver cet affront, les Phéniciens ont organisé leur revanche. A cet effet, et compte tenu du fait qu’ils n’avaient pas de troupes, ils ont constitué "la première force intégrée" dans l’Histoire du monde, en fournissant un Etat Major de valeur, et en se dotant d’un solide corps de bataille essentiellement composé par les Berbères numides de Massinissa ; le tout placé sous la houlette de Hannibal.
Ce sont donc ces combattants berbères qui ont livrés, mené et gagné, dans les Pouilles italiennes, la 2è guerre punique, pour le compte de Carthage. En attendant de quitter Cannes, son lieu de bataille. et de triomphe, Massinissa dépècha un émissaire pour aller porter la bonne nouvelle au sénat de Carthage. Sur le chemin du retour, ce messager de victoire fit halte, pour son étape chez le Roi Rashgoun. Le hasard fit que ce monarque avait déjà, ce jour- là comme invité de marque, un plénipotentiaire romain qui devait, lui aussi, s’y arrêter pour se restaurer et passer la nuit.
Les lois de l’hospitalité commandaient de recevoir avec les mêmes égards à la même table, ces deux hôtes, tout également représentant de deux puissances ennemies et en guerre. Les mêmes lois de cette même hospitalité ont fait que les deux commensaux ont aussi partagé le même lit...
Et quand on réalise que le haut personnage romain avait pour nom : Scipion, c’est à dire le futur Scipion l’Africain, on peut mesurer le caractère historique de l’évènement.
Aujourd’hui, de Rashgoun, il ne reste rien. Mais il fut un temps où le curé de Beni Saf y avait fait rebâtir une église. Sa surprise a été de constater que ce sont les Berbères de Nedroma, Tlemcen, Sebdou, et Tim-Ouchent (< la chacale> ), (à moins que le vrai nom, mal transposé, ne soit Timouchemt, ce qui voudrait dire ("la tatouée"), qui ont réuni les fonds nécessaires à l’achat d’une cloche, afin d’en faire don au nouveau temple de Rashgoun.
Votre frère Kabyle du Djurdjura
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